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Point G

De TroSexy - Le Wiki Sexe.

Le point de Gräfenberg ou zone de Gräfenberg, communément appelé le « point G », désigne la zone antérieure du vagin correspondant aux glandes de Skene, appelée aussi prostate féminine. Il est situé dans la paroi antérieure du vagin à 4-5 cm de la vulve et grand comme un pièce de 2 €. Il se montre particulièrement sensible aux stimulis sexuel, pouvant mener à l'orgasme. Si l'existence du point G est maintenant connue et acceptée par la plupart des sexologues, aucun travail n'apporte de preuves irréfutables de son existence ainsi que de sa position.

Sommaire

Origines et historique

Le nom « point G » vient du nom du sexologue Ernest Gräfenberg, obstétricien allemand, le premier à avoir fait une étude scientifique sur le plaisir féminin en 1950, à la suite de plaintes de patientes devenues frigides après une opération chirurgicale du vagin.

Il est aussi connu sous le nom de perle noire chez les taoïstes ou kanda pour les tantriques.

Depuis que le concept est apparu pour la première fois dans un livre sur la sexualité humaine en 1982 (The G-Spot and other discoveries about human sexuality, d'Alice Ladas, Beverly Whipple, et John Perry), cette zone érogène est devenue extrêmement populaire. 

Une recherche timide

Malgré le nombre de sexologues toujours croissants aidant les femmes à découvrir leur point G, les observations médicales restent anecdotiques et les études de cas faites sur la base d'un petit nombre de sujets sont rarement soutenues par des études anatomiques et biochimiques. Cela aide les croyances communes et les fantasmes sur un orgasme mythique à atteindre absolument pour une sexualité mature et épanouie.



Anatomie du Point G

Chez la femme

La zone de Gräfenberg, ou point G, est un petit secteur (environ 1-2 centimètre) qui se trouve sur la paroi antérieure du vagin, environ à mi-chemin entre l'os pelvien et le col de l’utérus ( de 1 à 4 cm de profondeur). Il a la forme d'une petite boule palpable de moins d'un centimètre qui augmente de taille lors d'une stimulation. En effet, il a la capacité de réagir en se gonflant quand il est stimulé avec un doigt ou avec le pénis. La stimulation de cette zone peut provoquer des sensations intenses et favoriser la montée de l'excitation sexuelle.

Sans influence sur la qualité des sensations, la grosseur de cette zone varie considérablement d'une femme à l'autre. Pour certaines, l'ensemble de la paroi antérieure serait sensible.
Le point G est plus ou moins individualisé selon les femmes. Pour une minorité, il semblerait que la paroi postérieure du vagin soit également réceptive aux stimulations. 

Cette zone est donc particulièrement sensible à la stimulation sexuelle, et pour certaines femmes dites femmes fontaines, on peut observer lors de l'orgasme une émission de fluide, l'éjaculation féminine. Le point G n'a aucune fonction connue autre que celle du plaisir sexuel.

Après sa stimulation, des femmes rapportent qu’uriner peut s’avérer temporairement difficile, à cause sans doute du gonflement de la zone créant une pression sur l'urètre.

Chez l'homme

A ce jour, aucune étude anatomique n'a été réalisée à ce sujet. Cependant, par analogie avec la zone prostatique féminine équivalente, il est de plus en plus courant chez les sexologues de nommer la zone de la prostate masculine accessible au toucher « point G masculin » (parfois appelé point P). Il est situé près de l’urètre et de la prostate, à l’intérieur du rectum, sur la paroi antérieure, celle qui sépare le corps de la verge de l’anus. Certaines études de sexologues démontrent que la stimulation de cette zone peut procurer une forme d'orgasme différent de l'orgasme pénien. Elle peut être atteinte manuellement en glissant un doigt ou un gode anal dans l’anus.

A la recherche de cette zone

Trouver le Point G

Le point G est donc situé sur la face avant du vagin (côté ventre), à 1 à 4 cm de l'entrée. C'est une zone légèrement rugueuse d'une dimension variable, entre celle d'un haricot et celle d'une pièce de monnaie.

Autre indice : la stimulation du point G provoque une envie d'uriner, car il passe devant l'urètre, conduit menant à la vessie. Loin de vous arrêter, ce signe doit vous inciter à persévérer. En effet, la sensation de ce besoin de faire pipi va disparaitre au profit de sensations plus agréables.

Stimuler le Point G

Des tonnes de sites internet (Emoi, Sexoconseil) donnent des conseils pour la stimulation de cette zone. Leurs conseils sont sincères, toutefois, ils se basent uniquement sur leur propre expérience ou sur des articles divers. Comme chaque femme est différente, chaque caresse doit être adaptée selon ses propres sensations et découvertes.

Positions sexuelles adaptées

Certaines positions sexuelles permettent une stimulation directe de cette zone, en particulier si l'homme est derrière la femme lors du coït (levrette) ou si, dans la position du missionnaire, elle pose ses jambes sur ses épaules. L'attention et le savoir-faire du partenaire sont cependant plus déterminants qu'une position particulière.

Avancées scientifiques

Deux types différents de recherches ont été réalisés sur le point G :

  • analyse portant sur la réaction sexuelle à la stimulation de cette zone
  • études portant sur l'éjaculation féminine

En effet, il existe une relation entre l'éjaculation féminine et le point G dans la mesure où les deux concepts sont mélangés dans la littérature sexuelle populaire et que certains auteurs scientifiques confondent la présence de glandes pouvant entraîner l'éjaculation féminine et le point G.

Amplification du Point G

L'amplification du point G est proposée par quelques médecins afin de permettre aux femmes de mieux connaître le plaisir. Le médecin injecte de l'acide hyaluronique dans le point G afin de le regonfler, lui donner plus de tonus et le retendre, de la même manière que cette injection est effectuée dans les lèvres pour leur redonner un autre aspect plus volumineux. Le point G ainsi amplifié, provoquerait plus de plaisir. Cette zone augmentée de volume serait plus facilement stimulable et excitable et permettrait aux femmes de retrouver ou découvrir le plaisir. Ce traitement ne fait pas l'unanimité dans le corps médical. A ce jour, aucune étude sérieuse n'a réellement démontré ces affirmations.

D'autre part, la pratique de ces injections n'est pas sans risque (risque de perforation de l'urètre notamment) et revient cher (les tarifs varient autour de plusieurs centaines d'euros…) Bien entendu ce traitement onéreux, de l'ordre de plusieurs centaines d'euros, n'est pas pris en charge par la caisse d'assurance maladie.

Liens internes

Liens externes et Références