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Plaisir féminin

De TroSexy - Le Wiki Sexe.

Le plaisir féminin est aujourd'hui partout : une femme doit jouir! magazines féminins, féministes, psychologues et sexologues, en font leur choux gras. L'orgasme féminin est au goût du jour. Il est pourtant excessivement controversé et la recherche des zones érogènes de la femmes restent timides. Le clitoris, le point G, les femmes fontaines ... Tout cela s'emmèle et chacun a sa théorie propre. Les témoignages recueillis sur des forums et lors de recherches n'aident pas : l'orgasme est trop intime et personnel pour qu'une seule théorie soit meilleure que l'autre.

Mais trop de questionnements ne nuisent-ils pas plutôt à ce plaisir? Une femme qui connait son plaisir uniquement grâce au cunnilingus doit-elle se qualifier de non accomplie sexuellement? Une femme éjaculatrice doit-elle s'interdire de jouir en croyant que son éjaculat est de l'urine? Le plaisir féminin est complexe, divers et propre à chacune : l'orgasme pour certaines femmes est difficile à atteindre, c'est une quête physique mais également très psychologique et émotionnelle. Lorsque ce plaisir est atteint, ne vaut-il mieux pas l'apprécier plutôt que de tenter de le raisonner?

Sommaire

Deux sortes d'orgasmes?

Les 2 sortes d'orgasmes

Xavier Boquet, sexologue - psychothérapeute, nous explique pourquoi l'orgasme vaginal est plus difficile à atteindre que l'orgasme clitoridien. Dans cette vidéo, il insiste sur le côté psychologique du rapport.

Pour en savoir plus, voir le site internet de Xavier Boquet : www.sexologue-france.fr


Une théorie controversée

En 2005, une étude rapporte qu'1 femme sur 3 ne connait jamais l'orgasme. Seulement 1 sur 10 jouit à chaque rapport sexuel. (Biology letters, a Royal Society journal). 

Les recherches autour de l'orgasme féminin sont complexes et les notions d'orgasme vaginal, ou clitoridien compliquent les choses.

Freud a été le premier a séparé les deux orgasmes : l'orgasme clitoridien serait incomplet, voire infantile. L'orgasme vaginal serait celui de la femme mature, expérimentée. Théorie machiste par excellence qui déclare subtilement que la femme doit accepter que l'homme et son pénis soient les donateurs de son plaisir le plus profond.

Mais depuis quelques années, les recherches autour de l'orgasme féminin tendent à démontrer que le clitoris est toujours au centre du plaisir : il doit être stimulé directement ou indirectement pour que la femme jouisse. Toutefois, quelle que soit la provenance de l'orgasme, de nombreux témoignages de femmes montrent que l'orgasme est toujours différent selon la pratique sexuelle employée pour y conduire :

"Lors d'un cunnilingus, l'orgasme que je ressens est intense et en quelque sorte externe : mon plaisir sort de moi. Lorsque je jouis lors d'une pénétration, ou avec une masturbation vaginale, l'orgasme semble plus difficile à atteindre, je dois plus bouger, contracter mon périnée... Mais lorsqu'il vient, il est plus interne, plus libérateur et me laisse plus épuisée... Certainement car j'ai mis plus de coeur à l'atteindre! Mais l'orgasme le plus intense que je puisse ressentir provient de la stimulation mutuelle de ce qu'on appelle le point G et du clitoris. Les caresses se rejoignent et semblent se confondre. Toute la zone est stimulée et explose en même temps."

Ce témoignage d'une internaute nous montre que c'est moins la zone de l'orgasme qui importe que la tension sexuelle qui a précédé pour parvenir à cet orgasme.

Le plaisir clitoridien

Le clitoris, une des parties les plus sensibles du corps de la femme, est un organe sexuel servant à l’excitation et au plaisir féminin. Lorsqu’il est stimulé, il déclenche une ouverture et une lubrification du vagin. Il n’a aucune autre fonction connue : son rôle est donc exclusivement sexuel. Il peut être stimulé directement par des caresses manuelles ou buccales (masturbation ou cunnilingus), ou indirectement lors du rapport sexuel par l'intermédiaire des petites lèvres. Le clitoris est donc au centre de la sexualité féminine, comme le pénis peut l’être pour l’homme.

En 1960, les études de Masters et Johnson ont mis en valeur le rôle du clitoris dans l’orgasme féminin. Ainsi, près des deux tiers des femmes déclarent que c’est la stimulation du clitoris qui leur procure le plus de plaisir. Des enquêtes récentes montrent qu’environ 80% des femmes ont un orgasme par autostimulation clitoridienne et près de 45% par la stimulation du clitoris par leur partenaire.

Le plaisir vaginal

Le vagin est un organe faiblement innervé et malgré la présence de zones plus sensibles, il reste générateur de moins de plaisir. La pénétration reste une caresse agréable mais elle n'est ni nécessaire et rarement suffisante pour parvenir à l'orgasme. Pourtant, de nombreuses femmes s'accordent sur le fait qu'elles se sentent comblées en sentant un pénis rentrer en elles, même si , ensuite, ce pénis n'est pas à même de lui procurer un orgasme. La sensation d'être remplie est une stimulation sexuelle intense.


L’essentiel du plaisir vaginal de la femme proviendrait de facteurs psychologiques et émotionnels(recherche de fusionnel, procurer du plaisir à l’autre…) et de la maîtrise de son corps, notamment les muscles du périnée.


Enfin l’éjaculation de l’homme dans le vagin peut procurer du plaisir à la femme.


Les études récentes apportent une confirmation des connaissances actuelles des sexologues : seulement 25 à 30% des femmes ont un orgasme lors d’une pénétration vaginale. Et dans de nombreux cas "l'orgasme vaginal" est en fait déclenché par une excitation indirecte du clitoris par les lèvres internes ou par les racines internes du clitoris qui correspondraient à la zone désignée par « point G ».


Le point G

Cf : Point G

Le point G ou point de Gräfenberg est une zone située dans la paroi antérieure du vagin à 4-5 cm de la vulve, cette zone grande comme un pièce de 2 €uros à la capacité de réagir en se gonflant quand elle est stimulée avec un doigt ou avec le pénis, en particulier si l'homme est derrière la femme lors du coït. La stimulation de cette zone peut provoquer des sensations intenses et favoriser la montée de l'excitation sexuelle.

Malgré le nombre de sexologues toujours croissants aidant les femmes à découvrir leur point G, les observations médicales restent anecdotiques et les études de cas faites sur la base d'un petit nombre de sujets sont rarement soutenues par des études anatomiques et biochimiques. Cela aide les croyances communes et les fantasmes sur un orgasme mythique à atteindre absolument pour une sexualité mature et épanouie.

Chez certaines femmes, la stimulation du point G est en lien avec une éjaculation qui se produit lors de l'orgasme. Cette zone est donc particulièrement sensible à la stimulation sexuelle, et pour certaines femmes dites femmes fontaines, on peut observer lors de l'orgasme une émission de fluide, l'éjaculation féminine. Le point G n'a aucune fonction connue autre que celle du plaisir sexuel.

L'éjaculation féminine

Cf : Ejaculation féminine

L’éjaculation féminine désigne la libération involontaire d'un liquide (éjaculat) à l'approche ou au moment de l'orgasme. L'origine et la source de ce liquide continue d'être un débat pour les chercheurs et les sexologues.

Les autres zones érogènes féminines

Cf : Zones érogènes

Le corps dans son ensemble peut être une zone érogène mais certaines zones sont plus réceptives aux caresses et aux baisers.

Liens internes

Liens externes et références