Penis

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Sommaire

Le pénis, aussi nommé verge, phallus, bite et autres, est un organe sexuel masculin, qui, avec les testicules, constitue l'appareil génital externe du mâle. Le pénis est un organe érectile, servant doublement à la reproduction et à l'acheminement de l'urine.

Anatomie

Le pénis est composé d’une tête (le gland), du corps et d’une racine qui permet l’ancrage du pénis. Normalement, le gland est recouvert d’un lambeau de peau mobile appelé prépuce, rattaché au gland par une bande de peau : le frein. Au sommet du gland se situe le méat urétral, fente par laquelle sont émis l’urine et le sperme.

La hampe est composée de trois cylindres renfermant un riche réseau de vaisseaux sanguins : deux corps caverneux, chacun traversé par une artère profonde, et un corps spongieux traversé par l'urètre. Le pénis est relié à la moelle épinière, et donc au cerveau, par les nerfs érecteurs.


Chez l’homme, l’éjaculation accompagne la plupart du temps l’orgasme. Le pénis est homologue au clitoris femelle, puisque les deux se développent à partir de la même structure embryonnaire.

Le pénis comme le clitoris est capable d’érection lors de stimulation sexuelle, ce qui permet le coït.

Taille du Pénis

Statistiques

  • Le pénis se développe jusqu'à la fin de la croissance et atteint sa taille définitive vers 18 ans. Le sexe flaccide non étiré d'un bébé mesurerait entre 3,1 et 3,5 cm à la naissance (Troshev, 1969ú Flatau et al., 1975), 4,7 cm à 2 ans, 5,13 cm à 10 ans (Kleintich et al. 1979), de 6 à 13 cm entre 11 et 16 ans (Schonfeld et Beebe, 1942), et 13,3 cm à l'âge adulte.
  • Chiffres les plus cités :
    • 8 cm : en dessous de cette taille, on parle véritablement de micropénis. Il ne concerne que 3 % des hommes
    • 15 cm : c'est la moyenne française (15,11 cm exactement)
    • Longueur : Au repos 7,5 à 11,5 cm / En érection 10 à 20 cm
    • Circonférence : Au repos 7,5 à 10,5 cm / En érection 8,5 à 12 cm
    • Diamètre : 3 à 4 cm en érection

De nombreuses études, telle celle d'Alfred C. Kinsey, réalisée en 1942 sur un panel de 3500 hommes, ont été réalisées et de nombreuses autres sont en cours de réalisation, confirmant que la taille du pénis reste un sujet marquant.

Variations

  • Le sexe de l'homme au repos est soumis à de multiples variations de taille : il peut se retracter au contact de l'eau froide, après une activité physique en cas de fatigue ou de stress, comme il peut être plus dilaté en cas de chaleur ou de pensée érotique. Par ailleurs, il n'y a pas de rapport précis entre la taille au repos et la taille en érection : un pénis de petite taille peut avoir une taille respectable en érection alors que tel autre de bonnes dimensions n'augmentera que de quelques centimètres. 
  • Il est normal et fréquent qu’un pénis en érection ne pointe pas directement en avant, bien que le pénis soit tout droit. Une grande variété d’angles entre le pénis érigé et le corps est possible ; il peut être presque vertical ou horizontal, ou pendre, sans pour cela être flasque. Tout dépend de la tension du ligament suspenseur (ligamentum suspensorium) et de l’âge du sujet : le vieillissement des tissus érectiles tend à diminuer la verticalité du pénis lorsqu’il est en érection. Certains exercices prescrits par un sexologue peuvent renforcer en partie le ligament suspenseur.
  • Le gland peut se présenter sous différentes formes, être plus ou moins large que le tube et présenter des spécificités congénitales chez certains individus comme l’hypospadias (méat urinaire mal positionné) ou une couronne perlée.
  • D’autre part, le raphé médian (ou raphé périnéal) est lui aussi plus ou moins visible selon les individus.

Records

Il y a des exemples incontestables de pénis humain mesurant autour de 30 centimètres (en érection) : ceux des acteurs du cinéma pornographique: Lexington Steele (« Monsieur 30 centimètres » ; 27 cm en réalité), John C. Holmes (32 centimètres; autour de 25 cm en réalité), Ron Jeremy (24 cm environ) ou encore, Rocco Siffredi (24 centimètres).

Le pénis de Raspoutine, qui aurait été castré après son assassinat, a été l’objet de nombreuses légendes. Actuellement, un musée de Saint-Petersbourg exhibe un pénis de 29 cm, dont l’authenticité n’est pas prouvée.

L'érection

L’érection est le durcissement et le rallongement du pénis qui a lieu chez l’homme en état d’excitation sexuelle. L’érection permet la copulation et plusieurs autres activités sexuelles.

Cf : Erection

L'éjaculation

L'éjaculation est l'éjection du sperme en dehors du pénis, et est habituellement accompagnée par l'orgasme

Cf : Ejaculation

Des pénis et des hommes

Comparaison de deux pénis en érection et au repos
La taille est souvent une difficulté psychologique voire sociale pour les hommes qui se situent au dessous de cette « fameuse » moyenne, au point de compromettre parfois leur sexualité. En revanche, si disposer d’un pénis de grande taille est psychologiquement avantageux, ce n’en est pas moins un facteur de difficultés pour les relations sexuelles. Cela peut entraîner des rapports douloureux et difficiles avec certains partenaires, et rendre quasiment impossible la pratique de la sodomie.

Des complexes

Nombre d'hommes se sentent concernées par la taille du pénis en érection. Certains, percevant leur pénis comme « trop petit » utilisent des accessoires ou des techniques chirurgicales pour augmenter sa taille ou son diamètre. Des études statistiques montrent que la plupart des hommes utilisant ce genre d’accessoires ont pourtant un pénis d’une taille habituelle. (cf : Agrandissement du pénis)

Mythes et Légendes

Dans nombre de cultures, on trouve une légende urbaine laissant entendre que la taille du phallus de certains groupes ethniques est plus importante que la norme. En occident, ce seraient les hommes à la peau noire : dans La légende du sexe surdimensionné des Noirs, Serge Bilé fait remonter ce préjugé à l’époque coloniale et en dénonce les fondements racistes.
Il semble toutefois que ce ne soit guère plus qu’une rumeur infondée. Frantz Fanon a traité du sujet dans l’ouvrage Peaux noires, masques blancs, et tend à s’accorder sur le fait que ce soit bien un mythe, statistiques à l’appui. Les études portant sur la taille du pénis sont toujours des sujets à discussion. Ce sont des informations à prendre avec circonspection ; en particulier les données ethniques qui confèrent à certains groupes humains un pénis très grand (les Africains par exemple) et à d’autres un plus petit pénis (les Asiatiques).
Les seules études fiables sont l’« étude Kinsey » (voir plus haut, Taille du Pénis) et d'autres études scientifiques.

Symbole Phallique

Priape
Le phallus est toute représentation du pénis en érection. Figure symbolique de fécondité, bien plus que de virilité sexuelle, il s'impose dans la préhistoire culturelle de nombreuses civilisations, dont celle de l'Occident. Le symbolisme phallique, terme élaborée par la psychanalyse, destiné à faire réfléchir sur la différence que l'inconscient établit entre les sexes : le phallus fonctionne ainsi comme l'emblème d'une fausse coexistence pacifique entre masculin et féminin, et symbolise dans ce cas l'utopie de parvenir à ne faire plus qu'Un dans le "rapport sexuel".

Dans de nombreuses civilisations et dès l'Antiquité, le pénis était associé à des divinités comme Osiris ou Bacchus.

Dans certaines tribus des Indiens d’Amazonie, la taille du phallus est directement liée au rang social. Les hommes mettent ainsi un étui pénien indiquant leur rang social.

En Mésopotamie et en Inde (où l’on voue un véritable culte au phallus, nommé lingam), le caducée — emblème de fécondité — est représenté par deux serpents s’enroulant autour d’un phallus, verge nue ou fleurie, ou encore arbre de vie.

Le phallus peut être également représenté par un vase dont jaillit l’eau (symbole de vie).

En Occident, le phallus a été longtemps un symbole de fécondité, et par extension, un porte-bonheur. Sa représentation était fréquente à la porte des maison. On le trouvait aussi en érection sur des colonnes, à la croisée des chemins ou devant certains temples (Délos). Il est l’attribut le plus constant des satyres qui accompagnent Dionysos, et du dieu romain Priape. Enfin, il était souvent porté en amulette autour du cou, chez les enfants romains.

La christianisation a restreint le phallus à l’acte sexuel. Celui-ci étant réservé à l’alcôve, les symboles phalliques se sont vu classer comme obscènes et païens, et ont disparu.

Psychanalise

  • Dès les débuts de la psychanalyse, Sigmund Freud révèle une sexualité infantile bien éloignée de la fonction génitale de reproduction. Cette sexualité laisse cependant une place au phallus comme clé de la structuration psychique individuelle. Dans l'évolution de stades libidinaux, indiquant l'intérêt sexuel mis en avant par la personne en maturation, on rencontre d'abord un stade urétral, dans lequel la satisfaction consiste notamment à uriner, puis un stade génital, ou stade phallique, qui n'efface cependant pas la sexualité psychique pré-génitale. Les deux stades, urétral et phallique, sont espacés de la période de latence. Le stade phallique se révélera complètement dans le processus de subjectivation à l'adolescence, forte réactivation du complexe d'Œdipe.
  • La castration, ce fantasme originaire expliquant la différence des sexes par l'ablation du phallus chez la femme, fait du phallus le centre de la structuration identitaire. L'angoisse névrotique serait avant tout angoisse de castration, tant chez l'homme, qui souhaite pouvoir jouir de son phallus, que chez la femme, qui souhaite annuler la castration en se procurant le phallus paternel, ou en ayant un enfant.
  • Quant au fétichisme sexuel, il s'agirait d'un clivage du moi : une partie de la personnalité consciente ne reconnaît pas la castration, et prête à la femme un phallus. Ces différents éléments quant à la castration amènent plusieurs auteurs, et pas seulement le mouvement du féminisme, à critiquer un certain phallocentrisme de la psychanalyse.
  • Jacques Lacan pérennise la centralité de la notion phallique — c'est qu'il en modifie la nature même. Lacan commence par noter un phallus imaginaire, objet du manque, qui pose la relation entre le nourrisson et sa mère comme une triangulation. Ce triangle sera systématisé dans le schéma R. Mais Lacan en vient surtout à noter un phallus symbolique, qui s'avère le signifiant même du désir. Cette notion est étudiée par exemple dans le refoulement originaire substituant au désir de la mère les Noms du Père. Lacan révèle que le phallus ne se présente pas tant comme organe viril que comme dialectiques : être ou ne pas être le phallus, ainsi que avoir ou ne pas avoir le phallus.

Nouveaux symboles

Un article publié dans la revue Human Nature par deux chercheurs de l’université de Liverpool démontre que le téléphone portable tend à devenir pour l’homme moderne occidental l’équivalent du sac à main pour son pendant féminin. Tout d’abord, ils ont observé que 32% des hommes et seulement 13% des femmes étaient vus avec des portables. cette différence se retrouve dans l’usage que font hommes et femmes de leur portable : les femmes l’utilisent comme un téléphone, alors que les hommes le touchent, le retournent, bref, le tripotent comme... un cigare. De la même manière, ils ont constaté que plus la proportion d’hommes augmentait dans une pièce, plus ces derniers avaient tendance à les sortir et jouer avec. Ils rapprochent ce comportement de celui des paons lors de la parade nuptiale : plus la concurrence est rude, plus ceux-ci sont susceptibles de déployer leur roue arrière pour se faire remarquer des femelles. Bref, le portable a désormais pris une place aussi importante dans le statut social de l’homme moderne que la voiture, la montre et la pilosité thoracique...(Revue Human nature)

Pathologies

Phimosis et paraphimosis

Le phimosis correspond à la rétraction congénitale ou acquise du prépuce (ensemble de la peau et de la muqueuse qui recouvre le gland).

Il en découle une difficulté voire une impossibilité à découvrir (décalotter) l'extrémité de la verge (gland).

Lorsque le recalottage est impossible, le prépuce peut gonfler (oedème). Il s'agit alors du paraphimosis qui nécessite le recalottage rapide par une main experte.
Rarement, une intervention en urgence sera nécessaire.

Micropénis

On parle de micropénis lorsque la dimension de la verge est inférieure à 7 cm en érection, et à 4 cm au repos. Une des causes principales de micropénis est l'insuffisance de secrétions en testostérone, ou l'insensibilité de la verge à la testostérone. Le diagnostic de micropénis doit être fait durant l'enfance car très souvent un traitement hormonal pourra le traiter. Après l'adolescence, le traitement hormonal à base de testostérone (hormone mâle) sera peu efficace et il faudra, alors, avoir recours à la chirurgie d'agrandissement du pénis.

Dysfonctionnement sexuels

Priapisme

Le priapisme se définit comme une érection prolongée (plusieurs heures ou jours), sans objet, car survenant en l'absence de désir sexuel. Cette érection inappropriée devient rapidement douloureuse. Les corps caverneux sont tendus mais le gland (corps spongieux) reste flasque. L'éjaculation ne fait pas céder le priapisme. Il peut avoir plusieurs causes (maladies du sang, ingestion de drogues ou de médicaments contre l'impuissance...). Sa prise en charge rapide par un médecin est nécessaire car au delà de quelques heures, l'homme peut risquer l'impuissance.

Impuissance

L’impuissance est l'incapacité durable à obtenir et/ou à maintenir une érection suffisante pour un rapport sexuel. L’impuissance est une altération de la qualité de l’érection, soit de sa rigidité, soit de sa durée, soit des deux. Souvent, il peut exister une impuissance passagère, sans gravité, qui ne doit pas inquiéter. C’est la persistance de l’impuissance sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, sans cause évidente, qui doit amener à consulter. Il faut souligner que l’érection, l’Orgasme et l’éjaculation sont trois phénomènes qui sont associés lors d'un rapport normal. Mais qui sont en fait tout à fait indépendants. La perte de l'érection ne signifie pas qu'il y a perte de l'orgasme et/ou disparition de l'éjaculation.

Il faut également différencier l’impuissance des autres Troubles sexuels, qui sont d'ailleurs parfois associés : éjaculation précoce, éjaculation rétrograde,Absence d'orgasme, Baisse de la libido.

Autres problèmes

  • Dans la maladie de La Peyronie, un ou plusieurs nodules fibreux croissent à l’intérieur du pénis, provoquant une douleur lors de l’érection ou du coït et une angulation de la verge.
  • La compression du nerf pudendal se caractérise par une douleur en position assise et par une perte de sensation au pénis (ou au Clitoris) et une absence d’orgasme. Le nerf pudendal peut être endommagé par des selles de bicyclette longues et dures et par des accidents.
  • La fracture du pénis peut survenir si le pénis en Érection est plié excessivement. Un son de craquement ou d’éclatement peut s’entendre, et une douleur immédiate y est ordinairement associée. Il faut chercher une aide médicale immédiate, par laquelle on peut normalement éviter des effets persistants.
  • Le diabète peut entraîner la neuropathie périphérique, qui peut causer un fourmillement au pénis et réduire ou éliminer sa sensibilité. Les sensations réduites peuvent causer des blessures chez les deux partenaires lors du coït, et leur absence peut rendre impossible le Plaisir sexuel par stimulation du pénis. Puisque ces problèmes sont causés par des dégâts permanents aux nerfs, la prévention par des soins adéquats du diabète constitue le traitement primaire. Une récupération limitée peut arriver avec le traitement du diabète.


Modifications du Pénis

  • La circoncision du pénis est la modification la plus répandue, généralement pratiquée chez l’enfant. Elle peut être pratiquée pour des motifs médicaux, dans le cas d’un phimosis, par exemple, hygiénique, ou sur des critères religieux.
  • Le piercing : le pénis peut être percé et modifié par d’autres formes d’art corporel. Le perçage pénien inclut le perçage Prince Albert, le perçage Apadravya, le perçage Ampallang...
    Piercing prince Albert
  • D’autres modifications physiques au pénis existent, bien que considérées comme très extrêmes. Outre la pénectomie, la plus sévère parmi elles est la subincision, la bifurcation du gland pour le rendre similaire à celui d’un kangourou. Trouvant son origine chez les aborigènes australiens, elle a été adoptée par quelques personnes en Europe et en Amérique.
  • Le costume traditionnel en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans une partie de l’Océanie est l’« étui pénien » qui entoure le pénis et peut se prolonger sur près d’un mètre. L’étui pénien est préconisé pour la prise en charge de l’incontinence urinaire masculine. Il est déroulé sur le pénis comme un préservatif. Il est autoadhésif et a un embout relié à une poche pour recueillir les urines. Ces poches peuvent être vidées si nécessaire et se maintiennent sur le mollet ou la cuisse à l’aide de filets ou d’attaches de jambe spécifiques.


Agrandissement du Pénis

Cf : Agrandissement du pénis

Liens internes

Liens externes et références

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