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Littérature érotique

De TroSexy - Le Wiki Sexe.

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La littérature érotique englobe des récits fictifs, réels, de la poésies et des contes, des mémoires et autobiographies, mais également des manuels sur la sexualité et les pratiques du sexe. Cette littérature a été longtemps censurée et contestée, n'étant pas perçue comme un genre littéraire à part entière, ou, plus grossièrement, taxée de pornographie. Et pourtant, le sexe et l'érotisme accompagnent la naissance de la littérature, autant que la découverte de la sexualité au jardin d'Eden accompagne la naissance du Monde.

Sommaire

Erotisme ou pornographie

Il est bien difficile parfois de différencier l'érotisme de la pornographie. Et pourtant, ils ont une définition bien différente :
  • la littérature érotique est plus voilée, plus suggérée, et a comme but de sublimer la sexualité (elle s'accompagne souvent d'une romance ou d'humour)
  • la pornographie est directe, dévoile tout sans pudeur avec pour seule intention d'attiser les désirs sexuels.

Mais ces définitions évoluent avec le temps, les moeurs et les subjectivités de chacun.

"Leur définition dépend, comme d'habitude,entièrement de l'individu. Ce qui pour l'un estpornographie est, pour l'autre, le rire dugénie."David Herbert Lawrence Pornographie et obscénité 

En 1857, le roman Madame Bovary de Gustave Flaubert a été condamné pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs » ; à la parution de Thérèse Raquin en 1867, Émile Zola a été qualifié de « pornographe ». 

Pour classer tel ouvrage dans la catégorie Erotisme, il faudrait, peut-être, s'interroger sur l'effet que la lecture provoque sur le lecteur? Ce dernier se sent-il émoussé sexuellement? Indubitablement, cela varie d'une personne à l'autre, d'une culture à l'autre, d'un siècle à l'autre...


On assiste aujourd'hui à une invasion du sexe, même quand on ne s'y attend pas nécessairement : le sexe est omniprésent (publicité et porno chic, cinéma-télé et scènes de sexe...). Les auteurs actuels s'avèrent facilement portés sur la chose et ils hésitent de moins en moins à faire partager au lecteur les détails les plus intimes. 

Mais ce déballage du sexe amène de nouvelles questions : Cela a-t-il du sens? Ou n'est-ce qu'un moyen de vendre ?
Il devient difficile de dessiner une carte des ouvrages érotiques : tous les auteurs évoquent le sexe d'une manière ou d'une autre. Si certains se vendent parce qu'ils semblent érotiques, d'autres s'avèrent également très sexualisés alors que de prime abord plus discrets. La question n'est plus de savoir où est l'érotisme, mais plutôt ce qu'on en fait. Au-delà des ouvrages creux servis par Harlequin, l'érotisme acquiert peut-être ses lettres de noblesse quand on s'y attend le moins. Peu importe que la littérature parle ouvertement ou implicitement de sexe, qu'on y consacre un paragraphe, un chapitre ou un roman : ce n'est pas la taille qui compte, mais ce qu'on en fait. (sic)


Histoire de la littérature érotique

De tous temps, bien évidemment, la sexualité a joué un rôle prépondérant dans les arts et les divers moyens d'expression mis à la portée de l'homme. La littérature érotique a ainsi évolué au gré du climat politique et social du pays.

De l'Antiquité au XVIIIème siècle

Donatien-Alphonse-François de Sade, le Divin Marquis, dessin de Van Loo
L'erotisme dans la littérature a donc toujours existé, du Cantiques des Cantiques aux romans creux d'Harlequin, en passant par le Kamasutra, Baudelaire, les nombreux remakes de Dom Juan ou Sade.

C'est au XIIe siècle qu'apparaît le Roman courtois, brillamment illustré par Chrétien de Troyes. (Tristan et Iseut,Chrétien de Troyes (1135-1190), Lancelot ou le Chevalier à la charrette, Yvain ou le Chevalier au lion et Perceval ou le Conte du Graal). Alors que l'Europe est dominée par les interdits du christianisme, troubadours, chevaliers et poètes font l'éloge de la femme et évoquent parfois avec une pudeur extrême la sexualité. L'ancêtre de la littérature érotique marque alors un tournant lors des deux siècles suivants puisque les textes basculent dans l'humour : alors que la sexualité apparaît naturelle, les fabliaux érotiques s'amusent à se moquer de tous.

Sous la Renaissance, la littérature érotique est considérée comme immorale, subversive et représente une transgression. Elle circule tout de même de façon illégale. (Francois Villon, Joachim du Bellay, Rabelais, Pierre Ronsard...)

Au XVIIème siècle, l'amour se fait coquin. On peut citer Molière et son Dom Juan, les Amours de Psyché et Cupidon de Jean de la Fontaine.

Au XVIIIème siècle, la littérature érotique prend un nouvel essor à l'ère du libertinage où l'on reconnaît son aspect bénéfique. Diderot écrit ainsi Les Bijoux indiscrets (1748) et s'oppose à l'Eglise en réconciliant l'âme et le corps. Séduction, psychologie (avant l'heure), sexe et amour font alors l'objet de grands romans tels que Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et Clarissa Harlowe de Samuel Richardson.

L'une des figures marquantes de la littérature érotique est sans conteste le marquis de Sade. Avec lui, la femme devient un simple jouet sexuel à mépriser (Justine ou les malheurs de la vertu, 1797). Ses écrits provoquent tantôt l'effroi, tantôt le rire selon qu'on le lit de manière réaliste ou grotesque : il explore toutes les formes de sexualité les plus extrêmes (dans les Cent Vingt Journées de Sodome notamment).

Le XIXème siècle

La sexualité oscille alors entre fascination et répulsion. Beaucoup d'oeuvres de célèbres romanciers sont fustigées ou interdites. 

Toutes font parler d'elles.
  • Émile Zola (1840-1902) : Nana, roman paru en 1879
  • Guy de Maupassant (1850-1893) : Une partie de campagne, publié en 1881
  • Théophile Gautier (1811-1872) : Mademoiselle de Maupin, roman publié en 1835 et Poésies libertines, publiées en 1873
  • Charles Baudelaire (1821-1867) : Les fleurs du mal, recueil poétique publié en 1857

XXème siècle

On s'aperçoit ainsi que la littérature érotique a toujours connu un véritable mouvement de balancier, un va-et-vient permanent entre la libération et l'oppression sexuelle et qu'aujourd'hui n'est que la énième expression d'un genre qui existe malgré tout depuis des siècles.

La révolution sexuelle et la modernisation des supports a apporté une certaine liberté, non pas d'expression, mais de publication des ouvrages érotiques.


De nos jours

La banalisation du sexe a pour effet de multiplier les scènes érotiques dans les textes littéraires dits généralistes. Ainsi, les auteurs actuels n’ont plus aucun mal à exposer les détails les plus intimes de la vie sexuelle de leurs personnages. Certains sont ouvertement érotiques, d’autres préfèrent une apparence plus discrète. Mais tous présente la sexualité comme un élément indissociable de la quête identitaire, de la vie, et de la mort. Il n'est ainsi pas rare de rencontrer dans des romans tout à fait autres (polars, aventure, thriller...) des scènes d'erotisme évoquées tout à fait crûment.
A lire : Baise-moi de Virginie Despentes, La vie sexuelle de Catherine M. de Catherine Millet, ou encore Les particules élémentaires de Michel Houellebecq.

Que lire ?
Qu’on se le dise : littérature érotique ne signifie plus forcément roman ! Il peut très bien aussi s’agir de guides pratiques ou d’ouvrages historiques artistiques empreints d’humour… 

Les "manuels du Sexe"

L'emergence des Guides de la sexualité est une de nouveautés de la littérature érotique de nos jours remarquable. Il suffit pour cela de visiter la catégorie adéquate sur n'importe quel site de ventes de livres (cf : Amazon, rubrique Sexualité et erotisme). La littérature érotique n'est plus limitée aux romans. Certaines maisons d'édition se dotent de rubriques "sexe" plus ou moins osées, plus ou moins assumées. 

D'une part, on assiste donc à l'apparition d'un florilège de guides pratiques. (Marabout en est un exemple). D'autres, tel que Fitway, "premier éditeur international de l'homme moderne" a doté ses collections de quelques ouvrages tels que 'Nu' et 'Nue', 'Un rien m'habille'... Ils utilisent des sujets érotiques sans vraiment les traiter de cette façon. Leur parti pris est plus historico-humoristico-artistique. 

D'autre part, certaines maisons d'édition revendiquent leur littérature érotique et provocante. C'est le cas notamment des éditions Blanche, maison qui a fait parler d'elle en publiant des ouvrages polémiques tels que 'Serial Fucker, journal d'un barebacker' d'Erik Rémès. En revanche, ce n'est guère la provocation qui intéresse la Musardine mais la tentation. En effet, son but est clairement de réveiller le corps des hommes : la ligne éditoriale de cette maison d'édition va d'un érotisme très sexuel à une pornographie extrême. En témoignent les thèmes : fétichisme, voyeurisme, perversions et autres réjouissances… 

Une littérature contestée

Originally, in England, erotic or pornographic publications were the concern of the ecclesiastical courts. After the Reformation the jurisdiction of these courts declined in favour of the Crown which licensed every printed book. Prosecutions of books for their erotic content alone were rare and works which attacked the church or state gave much more concern to the authorities than erotica or 'obscene libel' as it was then known. For instance the Licensing Act of 1662 was aimed generally at "heretical, seditious, schismatical or offensive books of pamphlets" rather than just erotica per se. Even this Licensing Act was allowed to lapse in 1695 and no attempt made to renew it.

The first conviction for Obscenity in England occurred in 1727, when Edmund Curll was fined for the publication of Venus in the Cloister or The Nun in her Smock under the Common law offence of disturbing the Queen's peace. This set a Legal precedent for other convictions.<ref>"The Obscenity of Censorship: A History of Indecent People and Lacivious Publications," The Erotica Bibliophile. Retrieved 29 May 2006.</ref> The publication of other books by Curll, however, considered seditious and blasphemous, such as The Memoirs of John Ker, apparently most offended the authorities. Prosecutions of erotica later in the eighteenth century were rare and were most often taken because of the admixture of seditious and blasphemous material with the porn. For instance, no proceedings were taken against the publishers of Cleland's notorious Fanny Hill (1763).

It was the Obscene Publications Act 1857 which made the sale of obscene material a statutory offence, for the first time, giving the courts power to seize and destroy offending material. The origins of the Act itself were in a trial for the sale of pornography presided over by the Lord Chief Justice, Lord Campbell, at the same time as a debate in the House of Lords over a bill aiming to restrict the sale of poisons. Campbell was taken by the analogy between the two situations, famously referring to the London pornography trade as "a sale of poison more deadly than prussic acid, strychnine or arsenic"<ref>Perhaps the earliest known appearance of this ever-popular analogy; compare "I would rather give a healthy boy or a healthy girl a phial of prussic acid than this novel," describing The Well of Loneliness in 1928</ref>, and proposed a bill to restrict the sale of pornography; giving statutory powers of destruction would allow for a much more effective degree of prosecution. The bill was controversial at the time, receiving strong opposition from both Houses of Parliament, and was passed on the assurance by the Lord Chief Justice that it was "...intended to apply exclusively to works written for the single purpose of corrupting the morals of youth and of a nature calculated to shock the common feelings of decency in any well-regulated mind." The House of Commons successfully amended it so as not to apply to Scotland, on the grounds that Scottish common law was sufficiently stringent.

The Act provided for the seizure and destruction of any material deemed to be obscene, and held for sale or distribution, following information being laid before a "court of summary jurisdiction" (Magistrates' court). The Act required that following evidence of a common-law offence being committed - for example, on the report of a plain-clothes policeman who had successfully purchased the material - the court could issue a warrant for the premises to be searched and the material seized. The proprietor then would be called upon to attend court and give reason why the material should not be destroyed. Critically, the Act did not define "obscene," leaving this to the will of the courts.

Whilst the Act itself did not change, the scope of the work affected by it did. In 1868 Sir Alexander Cockburn, 12th Baronet|Sir Alexander Cockburn, Campbell's successor as Lord Chief Justice, held in an appeal that the test of obscenity was "...whether the tendency of the matter charged as obscenity is to deprave and corrupt those whose minds are open to such immoral influences and into whose hands a publication of this sort may fall." This was clearly a major change from Campbell's opinion only ten years before - the test now being the effect on someone open to corruption who obtained a copy, not whether the material was intended to corrupt or offend.

Cockburn's declaration remained in force for several decades, and most of the high profile seizures under the Act relied on this interpretation. Known as the Hicklin test no cognisance was taken of the literary merit of a book or on the extent of the offending text within the book in question.

This question of whether a book had literary merit eventually prompted a change in the law. The Obscene Publications Act 1959 provided for the protection of "literature" but conversely increased the penalties against pure "pornography." The law defined obscenity and separated it from serious works of art.

The new definition read:

"An article shall be deemed to be obscene if its effect or (where the article comprises two or more distinct items) the effect of any one of its items is, if taken as a whole, such as to tend to deprave and corrupt persons who are likely, having regard to all relevant circumstances, to read, see or hear the matter contained or embodied in it."

After this piece of legislation questions of the literary merit of the work in question were allowed to be put before the judge and jury as in the Lady Chatterley trial. The publishers of the latter book were found not guilty by the court on the grounds of the literary merit of the book. In later prosecutions of literary erotica under the provisions of the act, however, even purely pornographic works with no apparent literary merit escaped destruction by the authorities. Purely textual pornographic texts, with no hint of Libel, have not been brought to trial since the Inside Linda Lovelace trial collapsed in 1976. In October 2008, however, a man was charged under the Obscene Publications Act for posting fictional written material to the Internet allegedly describing the kidnap, rape and murder of the pop group Girls Aloud. <ref>http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/blogger-wrote-of-murdering-girls-aloud-949711.html</ref>

In the USA, the First Amendment gives protection to written fiction — although in one case, a man pled guilty and was convicted for writing unpublished stories (these were works of fiction concerning sexually abusing children) that were contained only in his personal and private journal. That conviction was later overturned on appeal.

Importing books and texts across national borders can sometimes be subject to more stringent laws than in the nations concerned. Customs officers are often permitted to seize even merely 'indecent' works that would be perfectly legal to sell and possess once one is inside the nations concerned. Canada has been particularly notorious for such border seizures.

In some nations, even purely textual erotic literature is still deemed illegal and is also prosecuted.

L'emergence des histoires érotiques sur Internet

Grâce à internet, l'érotisme et la pornographie sont sortis de sous le manteau. A la place de bouquins qu'on s'échangeait en rougissant, on peut désormais accéder à un foisonnement de textes accessibles en ligne. 

Wikisource propose des romans dans leur intégralité (Wikisource:Erotica), de très nombreux sites gratuits ou publicitaires publient les récits fictifs ou réels envoyés par leurs visiteurs. (Revebebe est le plus ancien et le plus actif).

Cela permet, entre autres, à des anonymes de partager leur talent et leurs fantasmes avec de nombreux lecteurs et à ceux-ci de se délecter de courtes histoires, qui permettent souvent d'atteindre une certaine excitation sexuelle, ou même parfois l'orgasme! La lecture est alors une aide à la masturbation

 

Liens internes

Liens et références