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Ejaculation féminine
De TroSexy - Le Wiki Sexe.
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L’éjaculation féminine désigne la libération involontaire par la femme d'un liquide (éjaculat) au moment de l'orgasme. L'origine et la source de ce liquide continue d'être un débat pour les chercheurs et les sexologues. On sait que ce n'est pas de l'urine, même si ca peut y ressembler, que c'est très différent de la cyprine, qui sert à la lubrification vaginale et que seule une minorité de femmes l'expérimente régulièrement.
L'éjaculation féminine est à la mode : les magazines féminins en raffolent et leurs lectrices en redemandent. Des dizaines de sites et de forums sur le sujet voient le jour et alimentent les débats scientifiques. Les témoignages de ces femmes fontaines nous décrivent un super orgasme très humide, puissant et un jaillissement involontaire d'un liquide inodore, incolore, qui ne tache pas, et dont le volume peut varier du simple au double.
Mais cette éjaculation n'est pas nouvelle, elle est connue depuis la nuit des temps et on la retrouve décrite dès l'antiquité. Le marquis de Sade également l'a mentionnée à plusieurs reprises dans ses romans. Sa remise au goût du jour démontre peut-être simplement la volonté de mieux connaître un aspect de la sexualité féminine qui est resté volontairement honteux et secret dans la conscience collective durant des siècles.
Sommaire |
Histoire
Aristote fut le premier à décrire l´éjaculation féminine. A cette époque, il pensait que le liquide expulsé contenait la semence pour permettre la procréation.
On découvrit plus tard que le liquide était stérile et l´éjaculation féminine devint alors obscure aux yeux des scientifiques.
Au xviiè siècle, néanmoins, le sujet fut étudié à nouveau, et l´on découvrit que l´origine de cet éjaculat se situait dans les glandes le long de l´urètre, qui ont été comparées à la prostate masculine. L´éjaculation féminine a longtemps été considérée comme un phénomène hystérique, une incontinence urinaire.
En 1950, ,un gynécologue américain, le docteur Skene, fut le premier à prouver l´existence de ces glandes.
Statistiques
Selon les sondages, 35 à 50% des femmes rapportent qu'elle ont déjà expérimenté au moins 1 fois l'expulsion d'un liquide, plus ou moins abondant, lors de l'orgasme. Une autre étude a montré, que sur un panel de 200 femmes, 6% éjaculent régulièrement, 13% ont vécu une expérience d'éjaculation et plus de 60% disent expulser un liquide très peu abondant. Le volume de ce fluide peut varier énormément : presque imperceptible pour certaines femmes, il peut atteindre plusieurs ml pour d'autres.
Une éjaculation controversée
Les débats autour de l'éjaculation féminine portent actuellement sur trois sujets :
- est-ce véritablement une éjaculation?
- d'où provient ce liquide et de quoi est-il composé?
- quel est la fonction de cette éjaculation dans la sexualité féminine?
Inévitablement, les débats sont pollués par les croyances diverses, et influencés par la culture populaire et la pornographie. Les féministes y apportent également une résistance contre ce qui est perçu comme un miroir de la sexualité masculine. En effet, le plus souvent, le débat est lié à l'existence ou non du point G : il a été souvent démontré que la stimulation de cette zone donnait lieu à l'éjaculation et les tissus qui forment le point G ont une origine embryonnaire commune aux tissus de la prostate chez l'homme.
La discussion sur l'éjaculation des femmes est entrée dans la culture populaire en 1982 avec la publication du best-seller Le point G et autres découvertes récentes sur la sexualité humaine, par Ladas, Whipple et Perry. Le livre a été accueilli avec mépris, scepticisme et incrédulité mais il a eu le mérite de populariser un sujet encore obscur et de donner aux femmes des pistes à explorer. Le chapitre «Femmes Mûres» est largement basée sur des témoignages, et pose un autre problème : le poids à accorder aux anecdotes et aux observations de chacun par rapport aux enquêtes médicales et aux essais cliniques.
Un autre fait important est qu'un certain nombre de femmes ont déclaré qu'elles avaient été diagnostiquées incontinentes urinaires par leurs médecins ou gynécologues. En effet, le fait que la sexualité et surtout le plaisir féminin a été longtemps historiquement exclu, les professionnels de la santé ne savent rien du sujet, ou sont dans l'erreur.
Malheureusement, lorsque certains scientifiques tentent de faire avancer les choses grâce à des recherches poussées et à des faits prouvés, d'autres leur répondent en contestant leurs études et en continuant de publier des ouvrages tels que "Le point G, mythe ou réalité?"
Ce qu'en pense la société
La sexualité féminine, et son orgasme en particulier, reste sombre et peu comprise scientifiquement. L'éjaculation féminine est aujourd'hui plus détaillée par les féministes et les témoignages de femmes que par les sexologues et/ou les chercheurs. C'est pourquoi de nombreuses erreurs sont commises et que de nombreux mythes se créent autour de ce phénomène pourtant naturel.
De nombreuses femmes, avant de comprendre cette normalité, se sentent honteuses, ou pensent qu'elles souffrent d'incontinence urinaire, ne voyant que le fait qu'elles ont inondé leurs draps! D'autres se retiennent, refusent l'orgasme de peur de l'incompréhension de leur partenaire. D'autant plus que leurs médecins ne savent pas leur expliquer d'où provient cette éjaculation, et que la science est incompétente à leur dire que ce phénomène est simplement un plaisir naturel.
Point de vue féminin
Point de vue masculin
Recherches
Nature de l'éjaculat
La faible sécrétion des glandes de Skene est émise par deux petits orifices à gauche et à droite du méat urinaire. Ce fluide est également différent des autres sécrétions émises près du vagin ou de la vulve, telles les sécrétions lubrifiantes des glandes de Bartholin. Ce liquide est expulsé vers l'extérieur du corps de manière réflexe quand l'excitation est très forte.
Beaucoup de recherches ont été faites à propos de la nature de cette éjaculat pour essayer de prouver que celui-ci n'est pas de l'urine, en mesurant notamment les quantités d'urée, de créatine, de phosphatase acide, d'antigène prostatique spécifique, de glucose et de fructose qu'il contient. Cependant, les résultats restent contradictoires.
Gary Schubach par exemple a recruté des femmes éjaculant en grande quantité, puis leur a inséré un cathéter dans l'urètre jusqu'à la vessie. Quand ces femmes on atteint l'orgasme par la masturbation, dans tous les cas, un grand volume de liquide est sorti par le cathéter, et dans quelques cas un peu de substance nacrée est sortie en dehors du cathéter. La conclusion de cette expérience est que l'éjaculat des "femmes fontaines" est principalement de l'urine, parfois accompagné d'une faible sécrétion des glandes de Skene.
D'autres études évoquaient le rôle de la « prostate féminine », les glandes de Skene, glandes diffuses situées entre le vagin et l'urètre. Certains spécialistes, faute de meilleures explications, concèdaient à cet éjaculat toutes les caractérisque du sperme, sauf la présence de spermatozoïdes.
Cet éjaculat est translucide, inodore, et sans saveur. Il ne tache pas.
Fréquence et abondance
Le docteur Cabello Santa Maria, qui a travaillé sur ce phénomène, indique que 75 % des femmes étudiées par son équipe expulsent un liquide lors de l'orgasme ; cependant la sécrétion est souvent insuffisante pour être perçue. Ses expérimentations ont permis de mettre en évidence que les sécrétions des glandes de Skene (ou prostate féminine) entrent dans la composition de la lubrification vaginale, un phénomène jusqu'ici méconnu.
Dans une enquête faite auprès d'un grand échantillon de femmes travaillant dans le milieu de la santé, 39,5 % des femmes affirmaient ressentir une éjaculation au moment de l'orgasme.
Dans certains cas, l'éjaculat passe totalement inaperçu alors que, dans d'autres, l'éjaculation s'accompagnerait d'un véritable jaillissement, pouvant atteindre un volume de 100 ml. Le phénomène peut se reproduire à chaque orgasme au cours d'un rapport sexuel. Chez les personnes non habituées ou non informées, l'imminence du jaillissement peut être ressentie comme une subite envie d'uriner, parfois l'éjaculation est accompagnée d'un jet réflexe d'urine. L'éjaculation peut se produire sous la forme d'un écoulement lent ou d'un véritable jet plus ou moins puissant.
Ce serait la psychanalyste Frédérique Gruyer qui aurait introduit la désignation poétique mais controversée de « femme fontaine ».
Grâce à un ensemble d'exercices divers de relaxation, de reconnaissance anatomique et d'apprentissage des sensations, il est possible, pratiquement pour chaque femme, de parvenir à l'éjaculation et de la maîtriser.
Rôle des muscles pubo-coccygiens
Dans l'expérience de l'éjaculation, le mental compte beaucoup mais aussi le physique, plus précisément la force des muscles pelviens. Ceux-ci sont souvent trop tendus ou trop mous, alors qu'ils ont besoin d'être forts et toniques. D'autant que ces muscles n'aident pas seulement à obtenir une éjaculation féminine, mais aussi à mieux ressentir les mouvements liés à la pénétration.