Masturbation

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Sommaire

La masturbation, du latin masturbare, de manus (« main ») et turbare (« agiter ») est une pratique sexuelle consistant à provoquer le plaisir sexuel par la stimulation des parties génitales ou d’autres zones érogènes, à l’aide des mains ou d’objets, tels des godemichets ou autres jouets sexuels.
La masturbation est pratiquée par quasiment tous les mammifères, mais surtout par tous les primates. Chez l’être humain, l’attitude sociale envers l’autoérotisme change suivant les époques et suivant les cultures. En Occident, la masturbation a été particulièrement réprimée du xviiie au début du xxe siècle. Aujourd’hui, elle est reconnue comme une activité sexuelle aussi « normale » que les autres.

La masturbation, ce qu'il faut savoir

La masturbation, ce qu'il faut savoir. Xavier Boquet, sexologue - psychothérapeute nous dit tout sur un phénomène tout à fait normal de la vie sexuelle : la masturbation. Il aborde dans cette vidéo aussi bien la masturbation masculine que féminine en insistant sur le fait qu'elle est important pour la future vie sexuelle à 2.

Techniques de masturbation

La manière la plus commune de se masturber nous fait agir sur nos parties génitales, avec nos doigts ou un objet, tel un oreiller. On peut également insérer ses doigts ou un objet dans l'anus (masturbation anale). La stimulation du pénis ou de la vulve est également possible grâce à des vibromasseurs. Hommes et femmes peuvent également apprécier de caresser leurs mamelons ou autres zones érogènes pendant qu'ils se masturbent. On peut également utiliser des lubrifiants pour intensifier le plaisir et les sensations.

Regarder un porno, lire des histoires érotiques, ou simplement fantasmer est souvent commun à tous.

La masturbation est souvent ritualisée : les fétichistes utilisent des objets qu'ils affectionnent particulièrement (chaussures, bas de soie, petites culottes...).
Hommes et femmes peuvent également jouer de leur masturbation : s'arrêter juste avant d'atteindre l'orgasme, puis recommencer et ainsi de suite peut amener à un orgasme plus puissant.

Chez la femme

La femme caresse principalement sa vulve et son clitoris, souvent avec l'index et le majeur. Parfois, elle insère ses doigts dans son vagin pour stimuler son point G. Elle peut utiliser un vibromasseur, des boules de geysha ou un sextoy, spécialement conçu pour aider à la masturbation. Elle peut se caresser les seins, ou titiller ses mamelons ou toute autre zone érogène. La stimulation anale est également appréciée de certaines femmes. Elle peut se servir d'un lubrifiant, pour rendre la masturbation encore plus agréable : les fabriquants regorgent de nouveautés, du gel chauffant au gel sensation de froid et picotement. Chacune choisit la position qu'elle préfère : allongée, assise, ou parfois même debout. Beaucoup utilisent le jet de la douche pour stimuler leur clitoris et ainsi parvenir à l'orgasme. Certaines femmes réussissent même à se masturber et jouir en pressant simplement leurs cuisses l'une contre l'autre : elles peuvent ainsi se masturber en public à l'insu de tous.

Chez l'homme

Male masturbation techniques are influenced by a number of factors and personal preferences. Techniques may also differ between circumcised and uncircumcised males. Some techniques which may work for one individual can be difficult or uncomfortable for another person. The most common male masturbation technique is simply to hold the penis with a loose fist and then to move the hand up and down the shaft. This type of stimulation is typically all that is required to achieve orgasm and ejaculation. The speed of the hand motion will vary from person to person, although it is not uncommon for the speed to increase as ejaculation nears and for it to decrease during the ejaculation itself.[19] When uncircumcised, stimulation of the penis in this way comes from the "pumping" of the foreskin, in which the foreskin is held and slid up and down over the glans head, which depending on foreskin length, is completely or partly covered, and then uncovered, in a rapid motion. During this time, the glans itself may widen and lengthen as the stimulation continues, becoming purplish in colour, while the rapid sliding motion of the foreskin over the glans reduces friction. For circumcised males, on whom the glans is mostly or completely uncovered, this technique creates more direct contact between the hand and the glans. To avoid soreness from this resulting friction, some males prefer to use a personal lubricant during masturbation. Another technique used by both circumcised and uincircumcised males is to place just the index finger and thumb around the penis about halfway along the penis and repeatedly slide the shaft skin up and down. A variation on this is to place the fingers and thumb on the penis as if playing a flute, and then shuttle them back and forth.[19] Another common technique is to lie face down on a comfortable surface such as a mattress or pillow and rub the penis against it. This technique may include the use of a simulacrum, or artificial vagina. There are many other variations on male masturbation techniques. Men may also rub or massage the glans, the rim of the glans, and the frenular delta. Some men place both hands directly on their penis during masturbation, while others use their free hand to fondle their testicles, nipples, or other parts of their body. Some may keep their hand stationary while pumping into it with pelvic thrusts in order to simulate the motions of sexual intercourse. Others may also use vibrators and other sexual devices more commonly associated with female masturbation. A few extremely flexible males can reach and stimulate their penis with their tongue or lips, and so perform autofellatio. The prostate gland is one of the organs that contributes fluid to semen. As the prostate is touch-sensitive, some directly stimulate it using a well-lubricated finger or dildo inserted through the anus into the rectum. Stimulating the prostate from outside, via pressure on the perineum, can be pleasurable as well. Some men also enjoy anal stimulation, with fingers or otherwise, without any prostate stimulation. A somewhat controversial ejaculation control technique is to put pressure on the perineum, about halfway between the scrotum and the anus, just before ejaculating. This can, however, redirect semen into the bladder (referred to as retrograde ejaculation).

Masturbation mutuelle

La masturbation mutuelle est pratiquée par deux personnes ou plus. Ce peut être simplement un préliminaire à un rapport sexuel, ou une fin en soi. Elle peut être pratiquée par des personnes de toute orientation sexuelle.

Bien que semblant être encore un grand tabou à notre époque, des informations concernant la masturbation commune filtrent. Cette pratique semble être « relativement courante » dans les pays développés chez les adolescents, toutefois aucun sondage sérieux n’a été mené sur le sujet. Il semble que la plupart des actions ait lieu soit dans les milieux sportifs dans les vestiaires et sous les douches ou bien soit entre jeunes devant un contenu pornographique (exemple : films, revues, photos…).

La masturbation mutuelle peut être une alternative au sexe pour rester vierge ou ne pas tomber enceinte.

Cycles de masturbation 

La fréquence de masturbation varie d'un individu à l'autre et dépend de nombreux facteurs : tension sexuelle, hormones, habitudes sexuelles, santé physique et psychologique, culture...
Plusieurs études ont démontré que la masturbation est un acte fréquent chez l'être humain. En 1950, les études d'Alfred Kinsey sur la population américaine ont montré que 92% des hommes et 62% des femmes se sont masturbés au moins une fois durant leur vie. Des résultats similaires aux statistiques anglais de 2007. Entre 16 et 44 ans, 95% des hommes et 71% des femmes se masturbaient. 73% des hommes et 37% s'étaient masturbés le mois précédent le questionnaire, alors que pour 53% des hommes et 18% des femmes, cela datait de moins d'une semaine.

En 2009, le gouvernement anglais rejoint la Hollande, et encourage, au travers de publicités, les adolescents à se masturber. L'orgasme est défini comme un droit. cela pour lutter contre les grossesses des jeunes filles et pour promouvoir de bonnes habitudes pour la santé.

L'âge et la fréquence

  • La masturbation se développe dès la vie intra-utérine. Plusieurs auteurs ont observé, grâce à l’échographie, des stimulations génitales dès la 26e semaine. Une enquête réalisée auprès de 60 échographistes indique que les stimulations manu-génitales sont assez souvent observées par 70 % des praticiens.
  • La stimulation des organes génitaux débute dès que les réflexes moteurs sont fonctionnels. En moyenne, les stimulations débutent vers 6 ou 7 mois chez les garçons et 10 ou 11 mois chez les filles.
    La masturbation, c’est-à-dire la stimulation des organes génitaux dans l’objectif de provoquer l’orgasme, n’est pas observée avant 2 ou 3 ans.
    Dès la naissance, l’influence du contexte culturel est majeur dans le développement de la masturbation. En particulier, s’il existe des interdits culturels, implicites ou explicites, le début de la masturbation sera beaucoup plus tardif.
  • D’après plusieurs enquêtes, la masturbation est la forme d’activité sexuelle la plus répandue pour la majorité des occidentaux.
  • L’analyse des réponses des adolescents de 12 à 17 ans aux questionnaires régulièrement soumis aux jeunes membres des sites Internet pour ados, dont certains forums traitent de la sexualité, fournit une image de la vie sexuelle des garçons, et particulièrement de la masturbation. On y apprend ainsi que :
    • l’âge médian de la première masturbation est de 12 ans ;
      c’est à 13-14 ans que les garçons se masturbent le plus (entre 10 et 20 fois par semaine)
    • plus de la moitié des garçons qui ont commencé à se masturber ont découvert seuls le « mécanisme », souvent par hasard
    • qu’à 13 ans, un garçon sur cinq a déjà participé à des séances de masturbations collectives, avec un ou plusieurs copains, tandis qu’un tiers des ados de 13-15 ans souhaiterait tenter l’expérience. Ces pratiques collectives semblent être avant tout une façon pour les adolescents de comparer leur pénis et de partager leurs techniques de masturbation. La masturbation est parfois l’objet d’une initiation en groupe.

La masturbation et l'adulte

Des facteurs biologiques, sociaux et culturels influencent la pratique de la masturbation. La grande enquête NHSLS réalisée aux États-Unis dans les années 1990 précise les facteurs qui influencent la fréquence de la masturbation :
  • Le sexe : les hommes se masturbent plus que les femmes.
  • L’âge : les jeunes se masturbent plus que les personnes âgées.
  • L’appartenance ethnique : les Afro-américains se masturbent moins que les autres groupes ethniques.
  • La religion : les Chrétiens se masturbent moins que les autres groupes religieux ou les athées.
  • Le statut marital : les personnes non mariées se masturbent plus que les personnes mariées.
  • Le niveau d’éducation : plus les personnes sont diplômées, plus elles se masturbent.
  • L’orientation sexuelle : les bisexuels se masturbent plus que les homosexuels, et ceux-ci plus que les hétérosexuels.

Cf : Article complet sur Wikipédia, Masturbation à l'âge adulte

Effets de la masturbation sur la santé

Se masturber et jouir au moins deux fois par semaine aurait des bénéfices certains sur la santé.

  • La production d'hormones DHEA fortifient notre système immunitaire, réparent les tissus, procurent des effets antidépresseurs, favorisent la mémoire et rendent la peau éclatante.
  • La sécrétion d'ocytocine (hormone de l'hypophyse) augmente le taux d'endorphine, qui est connue pour soulager toutes sortes de douleurs (maux de tête, crampes, etc.).
  • Chez les femmes, la masturbation augmente le niveau d'œstrogènes, qui luttent, entre autres, contre les affections du cœur.
  • Se masturber est un excellent moyen pour aider à la détente : au moment de l'orgasme, le cerveau libère des endomorphines (hormones du plaisir), qui entraînent un net relâchement physique et musculaire. Selon une étude menée par la psychologue Carol Rinkleib Ellison, 39% des Américaines se masturbent pour se détendre et sont convaincues de l'efficacité de cette pratique.
  • Selon une étude australienne effectuée auprès de 2 250 hommes âgés entre 20 et 50 ans, la masturbation masculine diminuerait les risques de cancer de la prostate. Les chercheurs ont constaté que le risque de développer un cancer de la prostate était inférieur d'environ 33% chez la plupart des hommes qui se masturbaient fréquemment (cinq fois ou plus par semaine). Ce résultat a été confirmé par une autre étude portant sur 30 000 hommes.

La masturbation à travers l'Histoire

Jusqu’au Moyen Âge, la masturbation n’est quasiment pas évoquée, elle est tolérée voire encouragée dans certaines sociétés et dans l’Antiquité. La ceinture de chasteté des épouses de Croisés ne vise à réprimer que l’adultère, la tentation lesbienne ou masturbatoire n’est pas clairement visée. Ce n’est qu’avec l’avènement du monothéisme que les religions commencent à « chasser les sorcières » masturbatrices...

En Europe, la masturbation fut longtemps considérée comme une perversion. Le terme onanisme a été créé malencontreusement par John Marten, un chirurgien, en 1710, d'après une interprétation faussée du récit Biblique d'Onan qui ne se réfère pourtant pas spécifiquement aux pratiques de plaisir solitaire. De ce fait, elle était - et reste - désapprouvée par l'Église catholique en tant que pratique sexuelle ne menant pas à la reproduction. L'Église désapprouve, actuellement, la masturbation, même lorsqu'elle est pratiquée dans le but d'une reproduction dans le cadre d'une procréation médicalement assistée.


« Quel qu'en soit le motif, l'usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité. […] Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l'action pastorale, on tiendra compte de l'immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l'état d'angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui amoindrissent voire exténuent la culpabilité morale. »
— Catéchisme de l'Église catholique n.2352)

Simon-Auguste Tissot (1728-1797) publia un livre, Traité sur l'onanisme qui donne des remèdes pour vaincre les tentations qui eut un grand succès et soixante-trois éditions entre 1760 et 1905 : comme on peut le constater dans son ouvrage, il recommandait à l'époque la quinquina comme étant le meilleur remède contre les maladies causées par l'onanisme et le camphre comme anaphrodisiaque . Il donnait aussi une multitude d'autres conseils qui touchent le sommeil, comme prendre du vin avant de dormir, il recommande de ne pas rester trop longtemps au lit une fois réveillé et de faire de l'exercice, ainsi que d'utiliser la ceinture de chasteté, par contre il déplore les saignées.

Au XVIIIe siècle, ce fameux docteur Bienville appelle le libertinage solitaire des femmes « l’effrénée cupidité vénérienne », et lui trouve une cause hystérique, préparant ainsi l’arrivée des théories freudiennes. À l’époque victorienne, la croisade anglaise contre la masturbation atteint des sommets inégalés. On accuse toujours l’onanisme d’engendrer toutes sortes de maux : saignements de nez, asthme, souffle au cœur, épilepsie, folie...
Pour dissuader les enfants de cette pratique, les parents imposent alors des interventions chirurgicales : circoncision, castration, clitoridectomie...
Quant aux médecins et philosophes, ils la condamnaient à partir du Siècle des lumières (à part certains cyniques qui se masturbaient en public), la comparant au narcissisme ou prétextant que des éjaculations trop fréquentes « asséchaient » le corps et lui faisaient perdre son énergie, ce qui aurait eu pour effet de rendre le sujet amorphe. On sait cependant aujourd'hui qu'il n'en est rien.
Au reste, elle semble ne pas avoir été absolument condamnée par l'Église catholique quand elle s'inscrivait dans le cadre conjugal. 

En France et au Québec certains disaient que la masturbation rendait sourd. Aux États-Unis, on disait qu'elle rendait aveugle.
Aux États-Unis, au XIXe siècle, on a promu l'idée que la masturbation était dangereuse, mais que la circoncision permettait de la limiter. Certains prétendaient qu'elle la rend moins agréable ou alors plus difficile. C'était la raison initiale du développement massif de la circoncision des enfants aux États-Unis. En ce qui concerne les petites filles, on a parfois pratiqué l'excision du clitoris, ou du moins de son capuchon.
Le français populaire garde une trace de la réputation d'apathie générale attachée aux masturbateurs : le terme de branleur a en effet le sens de fainéant.
Diogène de Sinope pour sa part se masturbait en public (« prendre son petit déjeuner »), et lorsqu'on lui en faisait la remarque, se contentait de répondre qu'il eût souhaité que la soif et la faim pussent se satisfaire elles aussi de manière aussi simple. (Aristophane dit de lui, qu'il faisait les œuvres de Vénus et Déméter dans les fora (il était également très mal vu de se repaître en public à l'époque).
Woody Allen, quant à lui, explique que s'il fait bien l'amour, « c'est parce qu'il s'est longtemps entraîné tout seul ». Dans le film Annie Hall (1977), il dit aussi, dans une réplique à Diane Keaton : « Ne critiquez pas la masturbation, c'est faire l'amour avec quelqu'un que j'aime » (« Don't knock masturbation, it's sex with someone I love »).

Une des raisons de cette répression est expliquée par Philippe Brenot dans son Éloge de la masturbation ; en 1677, Leeuwenhoeck découvre l’existence des spermatozoïdes, à l’époque surnommés « les animalcules ». Dès lors, se masturber rime avec gâcher. En effet, chaque fois qu’on éjacule, c’est quelques milliers de petits animaux qu’on envoie dans les égouts.

La masturbation, histoire d'un tabou

Ce documentaire retrace l'histoire de la masturbation féminine d'un point de vue historique et actuel.
Il essaye de mettre en évidence le manque d'information tant scientifique que culturel qui a caractérisé le rapport des femmes face à leur organe du plaisir.

Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4

Partie 5

Liens internes

Liens externes et références

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